Stop au harcèlement

Le 27 Septembre France 3 diffusait un téléfilm bouleversant sur le harcèlement scolaire : « Marion, 13 ans pour toujours ». Ce téléfilm retrace l’histoire d’une adolescente de 13 ans, harcelée par un groupe de sa classe, qui finit par mettre fin à ses jours.

Aujourd’hui, 10% des enfants sont harcelés sur leur lieu de scolarité. Ce chiffre est probablement sous-estimé tant il est difficile pour les victimes de faire part de leur souffrance.

 

Qu’est-ce que le harcèlement scolaire ?

Le Ministère de l’Education Nationale donne la définition suivante :

« Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique (…) Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement. »

Même s’il a toujours existé, les formes sous lesquelles il se manifeste ont évolué. En effet, le développement des nouvelles technologies (téléphone portable) et l’explosion des réseaux sociaux a fait naître le cyber harcèlement, ne laissant aucun répit aux victimes.

 

Comment le reconnaître ?

Tout d’abord, la victime ne répond pas à un profil type. Elle peut traverser une période de vulnérabilité ou présenter une différence dont va s’emparer le harceleur.

La majorité des élèves harcelés ne sont pas en capacité de demander de l’aide ce qui rend difficile la détection. Plusieurs raisons expliquent leur silence comme la peur des représailles, la honte et la culpabilité.

Des signes peuvent toutefois alerter les parents :

  • Evitement scolaire : des absences répétées en prétextant des maux de tête, des nausées…
  • Chute des résultats scolaires
  • Changement de comportement : insolence en classe, irritabilité voire agressivité à la maison
  • Perte d’appétit
  • Troubles du sommeil
  • Matériel cassé : téléphone, fournitures scolaires
  • Isolement : pas de sorties, ni d’invitations chez des camarades de classe

Certains de ces signes sont souvent attribués à la « la crise d’adolescence ». C’est un changement brusque et radical d’habitudes et d’attitude qui peut exprimer un mal-être.

 

Comment agir ?

Si un adulte soupçonne une souffrance chez un enfant, la première chose à faire est de lui parler.

Hélène Romano, auteure de « Harcèlement en milieu scolaire » recommande de ne pas lui poser la question directement mais plutôt de rester vague en parlant des autres. Concrètement cela signifie lui faire part de son inquiétude par des phrases du type « Je vois que tu es tendu » ; « Dans de nombreux établissements, des élèves sont embêtés par d’autres et je me demandais comment ça se passe dans ton collège. »

Même si l’enfant ne s’exprime pas, il a besoin de savoir que ses parents sont présents pour lui et qu’ils vont le protéger. Lui proposer de parler à quelqu’un de l’entourage proche ou à un médecin peut être une alternative.

Ensuite, une prise de rendez-vous avec l’établissement scolaire permet d’alerter la direction qui mettra en place des mesures pour protéger l’élève si la situation est avérée.

Parents, victimes, témoins, professionnels peuvent consulter le site Non au Harcèlement et/ ou contacter le numéro 3020 afin d’être écoutés et conseillés dans leurs démarches.

 

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